Chaque 20 octobre, l’Europe célèbre la Journée européenne de la statistique. C’est l’occasion, pour notre agence Renovert Sélestat, de regarder de près les chiffres de la rénovation énergétique. Ces chiffres officiels sont précieux. Toutefois, mal lus, ils peuvent orienter un propriétaire dans la mauvaise direction. Voici trois pièges fréquents, illustrés par les dernières données publiques, et ce qu’ils changent pour votre maison en Centre-Alsace.
Au 1er janvier 2025, la France comptait 30,9 millions de résidences principales. Parmi elles, environ 3,9 millions étaient des passoires énergétiques, c’est-à-dire classées F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE). Cela représente 12,7 % du parc, selon le service statistique du ministère de la Transition écologique (SDES).
En Grand Est, la proportion est un peu plus élevée. D’après une note de la CERC Grand Est publiée en avril 2026, 14 % des résidences principales de la région sont des passoires, contre 13 % en moyenne nationale. Cela représente environ 358 800 logements. À l’inverse, seuls 5,9 % des logements de la région atteignent les classes A ou B.
En apparence, la nouvelle est bonne : le nombre de passoires baisse. Entre 2024 et 2025, il a reculé d’environ 327 000 logements. Cependant, le SDES précise que près de 40 % de cette baisse vient d’une réforme du calcul du DPE pour les petites surfaces. Autrement dit, une partie des logements a changé d’étiquette sans le moindre chantier.
Le phénomène va d’ailleurs se répéter. En effet, la méthode de calcul a de nouveau évolué au 1er janvier 2026 pour les logements chauffés à l’électricité. Selon une simulation du SDES, ce seul changement ferait sortir environ 700 000 résidences principales supplémentaires du statut de passoire.
En pratique, une meilleure étiquette ne rend pas une maison plus confortable. Les murs, la toiture et les fenêtres restent les mêmes. Avant de vous réjouir d’un nouveau DPE, posez-vous donc une question simple : ma maison est-elle plus agréable à vivre, l’hiver comme l’été ?
Les études publiques chiffrent souvent les gains d’une rénovation. Par exemple, le SDES estime qu’une rénovation d’ampleur aidée par l’Anah en 2024 permet d’économiser en moyenne 17,1 MWh par an et par logement. Ce repère est très utile pour piloter une politique nationale.
Pourtant, le SDES le souligne lui-même : il s’agit d’économies théoriques. Les économies réelles dépendent de la qualité des travaux et de la façon dont chaque famille vit dans son logement. Ainsi, deux maisons semblables à Châtenois et à Scherwiller peuvent afficher des résultats différents après les mêmes travaux.
Concrètement, c’est là qu’un accompagnement change la donne. Nous coordonnons les entreprises et suivons le chantier jusqu’à la réception, pour que les travaux prévus soient bien les travaux réalisés.
Les chiffres régionaux révèlent une habitude tenace. En 2025, près des deux tiers des gestes aidés par MaPrimeRénov’ en Grand Est concernaient des équipements. En tête, on trouve les pompes à chaleur air-eau, devant les poêles à granulés et les chauffe-eau thermodynamiques. L’isolation, elle, ne représentait qu’environ 20 % des gestes, selon la CERC Grand Est.
Or l’ADEME rappelle un principe de bon sens : changer de chauffage sert peu si la chaleur continue de s’échapper du logement. L’ordre des travaux compte donc autant que les travaux eux-mêmes.
Avant de choisir un équipement, mieux vaut regarder le projet dans son ensemble. C’est précisément l’esprit d’une rénovation globale : traiter le logement comme un tout, dans le bon ordre.
Heureusement, certains chiffres montrent une vraie évolution. Au niveau national, 91 900 logements ont engagé une rénovation d’ampleur aidée par l’Anah en 2024, soit 28 % de plus qu’en 2023.
En Grand Est, la tendance se confirme en 2025. Les rénovations d’ampleur ont progressé de 6 %, avec 4 374 logements, tandis que les dossiers par geste ont reculé de près de 19 %. Les propriétaires de la région semblent donc privilégier des projets plus complets.
Cette évolution a du sens dans notre secteur. Entre Sélestat, Châtenois, Marckolsheim et le piémont des Vosges, le bâti ancien est très présent : corps de ferme, maisons à colombages, pavillons d’après-guerre. La CERC Grand Est rappelle d’ailleurs que l’essentiel du potentiel de rénovation régional se situe dans les logements construits avant 1990. Pour ces maisons, une approche d’ensemble a souvent plus de sens qu’une succession de petits travaux.
Pour ne pas tomber dans ces pièges, trois réflexes suffisent.
Regarder la date. Les estimations du SDES décrivent le parc à un instant précis et sont mises à jour chaque année. Un chiffre de 2022 ne reflète plus la situation actuelle.
Vérifier la source. Privilégiez la statistique publique : SDES, ADEME, Anah, Insee. Un chiffre repris sans lien vers son origine mérite de la prudence.
Distinguer la moyenne de votre maison. Une moyenne nationale décrit des millions de logements. Votre maison, elle, a son histoire, ses usages et vos envies pour demain.
Le Grand Est compte-t-il plus de passoires énergétiques que la moyenne ?
Oui, légèrement. Au 1er janvier 2025, 14 % des résidences principales du Grand Est étaient classées F ou G, contre 13 % en France. Ces chiffres proviennent de la CERC Grand Est, qui s’appuie sur l’Observatoire national de la rénovation énergétique.
Mon DPE peut-il changer sans faire de travaux ?
Oui, lorsque la méthode de calcul évolue. Cela a été le cas en 2024 pour les petites surfaces, puis en 2026 pour les logements chauffés à l’électricité. Pour connaître les démarches qui vous concernent, un conseiller France Rénov’ peut vous renseigner gratuitement.
Par quoi commencer une rénovation énergétique à Sélestat ?
Par une vision d’ensemble de votre projet : l’état de votre logement, vos priorités de confort et l’ordre logique des travaux. Ensuite seulement viennent le choix des entreprises et la planification du chantier.
Où trouver des chiffres fiables sur la rénovation énergétique ?
Sur les sites de la statistique publique : le SDES et son Observatoire national de la rénovation énergétique, l’ADEME, l’Anah et l’Insee. Ces organismes publient leurs méthodes, ce qui permet de comprendre ce que mesure vraiment chaque chiffre.
Les statistiques décrivent des millions de logements. Le vôtre mérite une lecture sur mesure. Notre équipe Renovert Sélestat accompagne les propriétaires de Centre-Alsace de la première idée jusqu’à la fin du chantier. Prenez rendez-vous avec notre agence pour faire le point sur votre projet de rénovation !
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